Un investissement majeur pour la recherche pour l’industrie forestière au Centre collégial de Mont-Laurier

Partager cette page à un(e) ami(e)

Votre courriel : * 
Courriel du destinataire : * 
Nom du destinataire : * 
Commentaire (facultatif)

Le député de Laurentides-Labelle, M. David Graham a annoncé aujourd’hui l’octroi d’un investissement de 150 000 $ au Centre collégial de Mont-Laurier (CCML) pour l’acquisition d’équipements de pointe qui soutiendront les activités de recherche dans l’industrie forestière. Ces fonds fédéraux sont octroyés par l’entremise du programme ICC – OIRA du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).  «Ce nouveau partenariat fédéral permet de doter le Centre collégial de Mont-Laurier d’un outil scientifique de haut calibre, un outil qui contribuera aux avancées d’un projet particulièrement prometteur de valorisation de la biomasse forestière et à l’enseignement auprès des étudiants en Sciences de la nature. On allie ici développement économique et durable, foresterie, recherche et enseignement au bénéfice des Hautes-Laurentides !  Bravo aux porteurs de ce projet ! », a déclaré David Graham, député de Laurentides-Labelle.

Cet investissement permettra l’acquisition d’un système de chromatographie en phase gazeuse couplé à un détecteur sélectif de masse. Cet équipement permet de séparer, détecter, quantifier et identifier les composés d’un mélange en fonction de leur masse et de leur caractéristique moléculaire. 

Une réponse verte aux besoins des entreprises régionales

Dans les Hautes-Laurentides, le secteur forestier est dominant. Il représente 75 % de l’économie locale. De grandes quantités de bois de faible qualité ou de résidus ligneux sont actuellement inutilisées malgré leur potentiel immense de récupération. La solution à cette problématique réside dans la transformation de cette biomasse forestière par un procédé breveté novateur de la chimie verte nommé BTCA (Biomass to Carboxylic Acis). Celui-ci permet la conversion de la biomasse en des composés chimiques industriels plateformes biosourcés, dont l’acide lévulinique et le lévulinate d’éthyle. Ces produits servent, entre autres, à la fabrication de polymères, de résines, de plastifiants, de caoutchouc, de textiles ainsi que de produits cosmétiques, alimentaires et pharmaceutiques en remplacement des molécules faites à partir de pétrole. Le créneau d’excellence Signatures Bois Laurentides, qui regroupe 48 entreprises œuvrant dans le secteur forestier a reconnu cette solution comme étant très prometteuse.

Quatre partenaires qui génèrent environ 330 emplois dans la région et qui font partie du réseau dont Les exploitations J.Y.B Papineau Inc., les Créations Madéro Inc., la Coopérative forestière des Hautes-Laurentides et Marc-André Hinse, ingénieur forestier, ont décidé d’investir financièrement dans la mise en œuvre du projet,

« Ces nouveaux équipements permettront la réalisation d’analyses indispensables à l’optimisation des nombreuses variables du procédé et à sa mise à l’échelle industrielle. Ils serviront aussi au Centre de développement des composites du Québec (CDCQ), un centre de transfert de technologie du Cégep de Saint-Jérôme, ainsi qu’à des entreprises agroalimentaires de la région.  Enfin, ils nous permettront d’enrichir notre enseignement et de rehausser la qualité des expériences de laboratoire de nos étudiants inscrits en Sciences de la nature », a souligné M. Benoît Deschênes-Simard, enseignant en chimie et chercheur au Centre collégial de Mont-Laurier. 

C’est non sans grande fierté que le Centre collégial de Mont-Laurier (CCML) et le Cégep de Saint-Jérôme ont accueilli la nouvelle. La nouvelle acquisition permettra au Collège de renforcer sa capacité de recherche, notamment au CCML et ce, dans un secteur d’activité économique important pour la région.

« Le Collège a la volonté de devenir un modèle de développement durable au sein de sa communauté et de sa région.  Une approche économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement responsable guide l’ensemble de nos actions. Nous sommes heureux de devenir un incubateur de solutions durables, en collaboration avec les partenaires de l’industrie forestière. Comme quoi, « nous sommes plus grand, ensemble »», a déclaré avec fierté Nadine Le Gal, directrice générale du Cégep de Saint-Jérôme.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».  Cette phrase célèbre du chimiste Lavoisier est valable pour l’énergie, mais c’est aussi le leitmotiv de tous ceux et celles qui s’activent à revoir les processus dans une perspective de développement durable. Le Cégep de Saint-Jérôme est fier d’accueillir entre ses murs des agents de changements, qui redoublent d’audace, de créativité et de savoir-faire.